FNAC vend un article utile : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Dont voici les caractéristiques :
Scolaire et soutien scolaire Guy Renotte, docteur de l’université de Paris I, est professeur au lycée Diderot à Paris. Il a consacré sa thèse à la culture gréco-latine dans l’oeuvre de l’exégète et théologien Cornélius a Lapide. Il a publié chez Ellipses dans la collection « Résonances » un commentaire des Mots de Sartre, des Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir, de L’alchimiste de Paulo Coelho.Extrait du livre:Raymond Douglas, dit Ray Bradbury, est né à Waukegan en Illinois le 22 août 1920. Considéré comme un des maîtres de la science-fiction, il a enrichi ce genre d’une réflexion intellectuelle et sociale dans des récits où se mêlent la poésie, la dérision, et parfois la cruauté. Ceux qui ne connaissent pas le visage de cet écrivain américain de quatre-vingt-quatre ans, descendant par son père d’une des sorcières de Salem] et fasciné par les jeux de l’imagination depuis sa rencontre, à l’âge de douze ans, avec le «magicien» d’un cirque ambulant, découvriront derrière son air de vieil universitaire britannique, avec ses longs cheveux blancs, ses yeux bleus moqueurs, ses grosses lunettes aux verres épais, un véritable «visionnaire». La dimension «visionnaire» de Bradbury se différencie cependant radicalement de celle que l’on peut trouver chez d’autres auteurs de science-fiction. De la sorte, les éléments anticipatifs dans son oeuvre sont intégrés au cadre de vie dans lequel ils se trouvent, mis en scène modestement, c’est-à-dire qu’ils ne constituent pas une fin en soi, et réalistement c’est-à-dire qu’ils ont une véritable fonction utilitaire. Son oeuvre est en cela fondamentalement différente de celle des auteurs de space-opera américains, ou des explorateurs de mondes et de pouvoirs extraordinaires. Il faut lui reconnaître une «humilité technique» se traduisant par une certaine modestie ou du moins l’absence totale d’arrogance dans les assertions à prétentions scientifiques : ainsi, là où des auteurs comme Philip K. Dick nous offre le spectacle d’une bête d’un autre monde, Bradbury reste suffisamment sobre pour nous décrire de façon très réaliste un robot limier de laiton, de cuivre et d’acier semblable à un gros chient. Bradbury, tout visionnaire qu’il est, préfère se situer dans une optique plus littéraire, se définissant lui-même comme fabuliste, voire comme conteur, l’un n’excluant pas l’autre d’ailleurs.
Guy RenotteLycée Bac
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